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Des mots pour le dire

Vous trouverez ci-dessous un ensemble de prières

Prière de la semaine missionnaire :

Dieu notre Père,
donne-nous l’audace des prophètes.
Sans regarder en arrière, avec confiance,
nous voulons répondre avec joie :
« Me voici, envoie-moi ! »
Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.
Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles
personnellement : « Viens, suis-moi ! »
Nous te confions tous les missionnaires,
Que l’Esprit de Pentecôte continue de les fortifier,
Que tous unis par un même baptême,
nous soyons les témoins vivants de ta miséricorde.
Amen

Prière à notre dame de Montligeon (notre-Dame de Montligeon (Orne) est le sanctuaire mondial de la prière pour les défunts.)

Notre dame libératrice

Prends en pitié tous nos frères défunts,
Spécialement ceux qui ont le plus besoin
de la miséricorde du Seigneur.
Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés, afin que s’achève en eux
l’œuvre de l’Amour qui purifie.
Que notre prière, unie à celle de toute l’Eglise, leur obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte, ici-bas, consolation et réconfort
à nos frères éprouvés ou désemparés.
Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre à mieux vivre, chaque jour,
notre passage vers la Résurrection.
Guéris-nous de toute blessure du cœur et de l’âme.
Fais de nous des témoins de l’Invisible,
Déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir,
Des apôtres de l’Espérance,
semblables aux veilleurs de l’aube.
Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, rassemble-nous tous un jour,
pour la Pâque éternelle, dans la Maison du Père,
Par Jésus le Christ, Notre Seigneur.
Amen.

 

 

Prière à Marie : Pèlerinage Lourdes 2020

diocèse de Clermont

Béni sois-tu, Dieu notre Père,
d’avoir créé Marie si belle
et de nous l’avoir donnée pour Mère
au pied de la Croix de Jésus.
Béni sois-tu de nous avoir appelés
comme Bernadette
à voir Marie dans ta Lumière
et à boire à la source de ton Cœur.
Marie, tu connais la misère et les péchés
de nos vies et de la vie du monde.
Nous voulons nous confier à toi aujourd’hui,
totalement et sans réserve.
De toi nous renaîtrons chaque jour
par la puissance de l’Esprit.
Nous vivrons de la vie de Jésus
comme des petits serviteurs de nos frères.
Apprends-nous Marie
à porter la vie du Seigneur.
Apprends-nous
le Oui de ton cœur.

 

Ô Mère, aide notre foi !

Pape François, Prière à Marie, Mère de l’Eglise et Mère de notre foi, extraite de l’encyclique Lumen Fidei (29 juin 2013)

Ô Mère, aide notre foi !
Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.
Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.
Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.
Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.
Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.
Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.
Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

 

St Augustin. Confessions, X, 27, 38-29, 4

Bien tard je t’ai aimée,   
ô beauté si ancienne et si nouvelle,
bien tard je t’ai aimée !
Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors
et c’est là que je te cherchais,
et sur la grâce de ces choses que tu as faites,
pauvre disgracié, je me ruais !
Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ;
elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant,
si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas !

Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ;
tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ;
tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ;
j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ;
tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

Quand j’aurai adhéré à toi de tout moi-même,
nulle part il n’y aura pour moi douleur et labeur,
et vivante sera ma vie toute pleine de toi.
Mais maintenant, puisque tu allèges celui que tu remplis,
n’étant pas rempli de toi je suis un poids pour moi.
Il y a lutte entre mes joies dignes de larmes
et les tristesses dignes de joie ;
et de quel côté se tient la victoire, je ne sais.
Il y a lutte entre mes tristesses mauvaises
et les bonnes joies ;
et de quel côté se tient la victoire, je ne sais.

Ah ! malheureux ! Seigneur, aie pitié de moi.
Ah ! malheureux ! voici mes blessures, je ne les cache pas :
tu es médecin, je suis malade ;
tu es miséricorde, je suis misère.
N’est-elle pas une épreuve, la vie humaine sur la terre ? […]
Et mon espérance est tout entière uniquement
dans la grandeur immense de ta miséricorde.
Donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux. […]
Ô amour qui toujours brûles et jamais ne t’éteins,
ô charité, mon Dieu, embrase-moi !

Deux prières à Marie                                                                                                             proposées par le pape François pour le mois de Mai

Prière à Marie

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

Prière à Marie

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».                                            

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.                                                                                             

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.                                          

 Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous  Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance. Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé. Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.                            

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus. Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité. Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.                                                                                                                                                               

Ô Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal. Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie.                                                      Amen.

Nuit pascale

Nuit Pascale

Jaillissement du feu dans la nuit, et le long rappel de l’histoire d’un peuple en naissance, conduit par son Dieu. Son long rappel – et la lumière – gagnent alentour. En l’homme aussi.

En cette nuit la nouvelle éclate, se murmure et s’amplifie : Il est ressuscité, Il est vivant.

Oui ! Brillez déjà lueurs de Pâques.

Nuit pascale. Nuit entre toutes. Fondatrice.

C’est la brèche, qui ouvre pour toujours le chemin.

La vie l’emporte sur la mort.

La grâce l’emporte sur le péché.

L’amour l’emporte sur les haines.

Nuit source pour quiconque en accueille la brise, l’étincelle.

Nuit de resplendissement de la lumière.

Nuit d’étonnement infini.

Nuit de Dieu…

Nuit transformée pour l’homme.

Le chrétien en porte le signe,

qui le dépasse infiniment,

signe ouvert pour tous,

brèche instauratrice pour tout homme…

Nuit pascale. Nuit entre toutes.

Fondatrice.

Ne le fut-elle pas un jour, ne l’est-elle pas pour nous ?

Mais cette nuit est neuve.

Espace ouvert, où chacun peut témoigner, dire ou penser, repenser, voyant sa vie à l’instauration de cette brèche,

        la liberté rendue,

        la grâce attendue ou rencontrée,

        le pardon donné, reçu…

        L’éveil du jour.

Nuit de lumière

Méditation pour les jours Saints P. Jacques Nieuviarts                         a.a. prions en église

 

 

 

 

« J’ai porté Dieu » ou la prière de l’âne…

 

Quelle aventure pour moi ! J’ai porté Dieu.

J’ai entendu de loin  » Le Seigneur en a besoin  »

Et voilà qu’autour de moi, tout le monde s’est agité.

Les gens se sont mis à chanter  » Hosanna ! Hosanna ! »

ET j’ai porté Dieu !

J’ai bien entendu dire que Dieu avait besoin des hommes.

Mais avait-il vraiment besoin d’un âne ?

Et pourtant, j’ai entendu  » Le seigneur en a besoin  » !

Et toutes sortes de pensées ont surgi en moi.

Les mêmes qui viennent à l’esprit des hommes

Quand ils se sentent repérés par le Seigneur !

Je pensais : ce n’est pas à moi qu’il s’adresse.

Il y a bien d’autres ânes plus grands, plus forts.

Il y a même des chevaux.

Ce serait quand même mieux pour porter Dieu !

Je me disais : Il va être lourd,

trop lourd ce Dieu pour un petit âne comme moi.

J’ai déjà assez des fardeaux quotidiens.

Pourquoi ne me laisse-t-il pas tranquille ?

Je m’insurgeais : D’accord, je suis attaché !

Mais au moins, je suis à l’ombre,

à l’abri des coups et des moqueries.

Je n’ai rien demandé.

Qui est-il, ce Seigneur,

pour importuner ceux qui tentent de vivre cachés ?

Mais, j’ai entendu  » Le seigneur en a besoin « .

Et j’ai compris  » J’ai besoin de toi « 

Que faire ? Que dire ?

Je me suis laissé détacher.

Je me suis laissé emmener.

Et lui, le Seigneur des Seigneurs, s’est fait léger, doux, tendre,

A ce point qu’à un moment J’ai cru croire

que ce n’était plus moi qui portais Dieu

mais Lui qui me portait.

 

 

Dieu notre Père écoute nos prières…

 prière à St Roch

Dieu Notre Père,
Seigneur et Maître de l’Univers,
toujours attentif à la clameur
de ceux qui t’invoquent,
nous savons que tu restes proche de nous
dans les difficultés et les joies
de notre vie quotidienne.

Tu l’as montré dans la personne de ton Fils, Jésus,
qui s’est fait homme pour être notre Sauveur.
Aujourd’hui encore, il ne nous laisse pas orphelins
mais nous envoie l’Esprit Saint qui nous pousse à la prière.

C’est pourquoi, devant l’épidémie qui secoue notre monde,
nous recourons à Toi, Dieu notre Père, avec foi et confiance.
Accueille les personnes décédées de cette maladie,
réconforte leurs familles.
Aide et protège le personnel de santé qui la combat,
et inspire et bénis ceux qui travaillent pour la contrôler.

Comme le fit en son temps, saint Roch, laïc pèlerin en Europe,
pestiféré, emprisonné, qui, en pleine épidémie de peste,
guérissait les corps et amenait les hommes à Dieu,
nous demandons aujourd’hui par son intercession,
la cessation de ce fléau pour que triomphe la foi sur la peur ;
La solidarité sur l’égoïsme et la Vie sur la mort.

Toi, le Dieu de bonté et de tendresse
qui élèves les petits et les pauvres,
prends pitié de nous et de notre monde. Amen !

 

Et après ? padreblog

      Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

      Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

      Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

      Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

      Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

 

      Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

      Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

      Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

       Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

      Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu. 

 Après ? Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au coeur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot

 

 

Prière à Marie du pape François

Ô Marie,
Tu brilles toujours sur notre chemin
comme un signe de salut et d’espoir.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui auprès de la Croix,
as été associée à la douleur de Jésus,
en restant ferme dans la foi.
Tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras
pour que, comme à Cana de Galilée,
la joie et la fête reviennent
après cette épreuve.
Aide-nous, Mère de l’amour divin,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire à travers la Croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve

Mais de tous les dangers, délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.
Pape François 

Prière de l’Angélus

Cette belle prière rappelle aux chrétiens le miracle de l’Annonciation, ce grand évènement que fut la venue parmi nous du Fils de Dieu grâce au « oui » de Marie. L’Angélus se prie trois fois par jour, le matin, à midi et le soir.

– L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie.
– Et elle conçut du Saint-Esprit.
                               Je vous salue Marie,…
– « Voici la servante du Seigneur.
– Qu’il me soit fait selon ta parole. »
                 Je vous salue Marie, …
– Et le Verbe s’est fait chair.
– Et il a habité parmi nous.
                 Je vous salue Marie, …
– Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ

Prière en temps d’épidémie à St Roch et St Sébastien

Saint Roch et saint Sébastien, amis du Seigneur Jésus, vous qui avez connu l’épreuve de la souffrance et de la maladie, soyez aujourd’hui les ambassadeurs de notre prière auprès de Dieu notre Père. En ce temps d’inquiétude et d’incertitude, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession.

Comme nos aïeux en Provence qui n’ont jamais désespéré de Dieu dans les pires moments des épidémies de peste et se sont toujours confiés à vous, nous renouvelons cette fidélité à l’heure du coronavirus qui nous frappe aujourd’hui.

Grand saint Roch, grand saint Sébastien, vous qui contemplez le visage de Dieu dans la gloire du ciel, voyez vos frères et sœurs d’ici-bas qui sont aux prises avec les flèches de la maladie aux quatre coins du monde.

Vous qui goûtez la plénitude de l’amour du Saint-Esprit, demandez-lui pour nous la fraîcheur dans la fièvre, la guérison pour ce qui est blessé.

Vous que la sainte Vierge Marie a présenté à Dieu après l’épreuve, demandez-lui de nous prendre dans son manteau de miséricorde et de dire à son Fils que nous manquons du vin de la joie.

Vous qui avez risqué votre vie pour annoncer à tous la Vie qui est en Jésus, confiez au divin médecin toutes les personnes qui luttent au chevet des malades, qui se dépensent pour leurs frères et cherchent pour développer des traitements.

Vous qui avez vécu en fils de l’Église en toutes circonstances, priez pour que les chrétiens donnent à tous le témoignage humble de leur confiance paisible, de leur charité active, et de leur espérance invincible qui viennent du cœur du Christ.

Vous qui ne vous êtes jamais résignés au mal, obtenez-nous de ne céder ni au fatalisme ni à la panique, mais d’avancer dans ces quarante jours de Carême les yeux fixés sur la croix de Jésus, mort et ressuscité, en qui est la victoire totale et définitive sur le mal.

Glorieux saint Sébastien et saint Roch, nos amis dans la difficulté, demandez-le à Dieu notre Père, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec lui dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Je reste à la maison

Je reste à la maison, Seigneur !
Et aujourd’hui, je m’en rends compte,
Tu m’as appris cela,
Demeurant obéissant au Père,
Pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
En attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur,
Et dans l’atelier de Joseph,
Ton gardien et le mien,
J’apprends à travailler, à obéir,
Pour arrondir les angles de ma vie
Et te préparer une œuvre d’art.

Je reste à la maison, Seigneur !

Et je sais que je ne suis pas seul
Parce que Marie, comme toute mère,
Est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées
Et de préparer le déjeuner
Pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je le fais de manière responsable  pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville, de mes proches,
Et pour le bien de mon frère,
Que tu as mis à côté de moi,
Me demandant de m’en occuper
Dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans le silence de Nazareth,
Je m’engage à prier, à lire,
Étudier, méditer,
Être utile pour les petits travaux,
Afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et le matin, je te remercie
Pour le nouveau jour que tu me donnes,
En essayant de ne pas la gâcher
Et l’accueillir avec émerveillement,
Comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et à midi, je recevrai
La salutation de l’Ange,
Je me rendrai utile pour l’amour,
En communion avec toi
Qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ;
Et, fatigué par le voyage,
Assoiffé, je te rencontrerai
Au puits de Jacob,
Et assoiffé d’amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et si le soir me prend la mélancolie,
Je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs :

Reste avec nous, le soir est arrivé
Et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans la nuit,
En communion de prière avec les nombreux malades
Et les personnes seules,
J’attendrai l’aurore
Pour chanter à nouveau ta miséricorde
Et dire à tout le monde que,
Dans les tempêtes,
Tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je ne me sens pas seul et abandonné,
Parce que tu me l’as dit :
Je suis avec vous tous les jours.
Oui, et surtout en ces jours
De confusion, ô Seigneur,
Dans lesquels, si ma présence n’est pas nécessaire,
Je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

Amen.

                        + Joseph, évêque italien